Éolien : Matériel & Installation

Les différentes éoliennes

Les éoliennes pour les particuliers sont petites – à partir de 10 mètres de haut – et offrent une puissance de 1 à 10 kWh. Si vous en choisissez une de plus de 12 mètres, vous devrez déposer une demande de permis de construire en mairie ou préfecture. Mais cela ne signifie pas pour autant que vous pouvez implanter une petite éolienne partout. L’emplacement idéal : un terrain vaste (il est impossible d’installer une éolienne sur un bâtiment existant), bien dégagé et en hauteur. Et bien exposé au vent, cela va sans dire, car toute l’efficacité et la production d’énergie dépend de l’énergie cinétique.

Les éoliennes à axe horizontal

Les éoliennes à axe horizontal disposent d’une, deux ou trois pales. Ce type d’éolienne est le plus répandu pour la production d’électricité pour particuliers ainsi que pour l’alimentation des réseaux de distribution.

Bénéficiant d’une bonne énergie cinétique, elles s’adaptent aux vents de faible vitesse entre 3 et 7 m/s et elles sont surtout utilisées dans le but de produire une énergie mécanique afin d’alimenter des machines qui travaillent à couple constant. On les utilise aussi bien pour le pompage que pour réaliser des économies d’énergie.

Les éoliennes à axe vertical

Les éoliennes à axe vertical ne nécessitent pas de dispositif d’orientation et s’adaptent à tous les vents.

Les 2 principaux types d’éoliennes verticales sont dues aux inventeurs Savonius et Darrieus. L’éolienne Savonius est composée principalement de 2 demi-cylindres dont les axes sont décalés l’un par rapport à l’autre de même que les machines à aubes, elles se servent de la trainée pour tourner.

L’éolienne Darieus est équipée d’un rotor dont la forme rappelle celle d’un fouet à battre les œufs. Cette machine est très bien adaptée à la fourniture d’électricité. Cependant, elle ne peut pas démarrer seule. Ce type d’éolienne pouvant produire de grosses quantités d’électricité n’a pas connu un gros développement du fait de la fragilité de son mécanisme.

2 Utilisations sont possibles:

Le système autonome

Le système autonome s’applique particulièrement dans les endroits où le réseau électrique n’est pas assez efficace et où le raccordement au réseau n’est pas possible (car trop coûteux ou trop difficile à mettre en place). Ce système se compose d’un générateur, d’un régulateur qui contrôle la charge de l’accumulateur et d’un système de stockage.

Le système de stockage est essentiel dans une installation autonome car il est impossible de synchroniser sa production d’énergie avec ses besoins. Les batteries de plomb sont pour l’instant les accumulateurs les plus répandus. Celles-ci ont un rendement d’environ 50% et doivent être remplacées environ tous les 6 ans.

Le système raccordé au réseau

Il est possible de raccorder son installation au réseau basse et moyenne tension ce qui revient à prendre du courant sur le réseau lorsque la production éolienne est inférieure à la consommation. De même lorsque celle-ci est supérieure, vous approvisionnez le réseau. Bien entendu, certaines conditions techniques de compatibilité et de sécurité sont nécessaires à tout raccordement au réseau.

4 conventions différentes doivent être remplies par le porteur de projet afin de garantir l’écoulement de l’électricité produite sur le réseau : un contrat d’achat et un contrat de fourniture d’électricité, un contrat d’accès, et un contrat de raccordement.

La procédure de raccordement entraîne différentes formalités :

  • Une étude d’orientation qui sert à établir le potentiel d’accueil du point de raccordement ainsi que les éventuelles adaptations ou extensions de réseau nécessaires.
  • Une demande de devis au gestionnaire de réseau qui fournit par la même les détails techniques et financiers ainsi que les délais envisageables.