Comment fonctionne une éolienne ?

L’énergie éolienne est une solution récente qui permet de réaliser des économies d’énergie. Le principe de fonctionnement des éoliennes repose principalement sur la force du vent. Au moyen d’outils mécaniques, le but de l’éolienne est de capter l’énergie cinétique du vent pour la transformer en énergie électrique. L’éolien est considéré comme une énergie renouvelable à part entière.

Il existe deux types d’éoliennes pour particulier. L’éolienne à axe vertical, peu puissante mais très résistante aux vents forts, se compose d’un axe surmonté d’une roue. L’éolienne à axe horizontal fonctionne grâce à une hélice placée horizontalement par rapport au sol. Ce modèle est le plus rentable et le plus répandu.

L’utilisation la plus répandue de l’énergie éolienne est sa transformation en électricité. Cependant, l’énergie éolienne étant intermittente il est essentiel de disposer soit d’un système autonome soit d’une connexion au réseau afin d’obtenir de l’électricité au moment ou on le désire. Cette seconde option est d’ailleurs la plus répandue du fait de son haut rendement pour un rapport coût/investissement.

Une installation éolienne doit tenir compte de certains paramètres dont la vitesse, la linéarité du vent ainsi que l’espace disponible. Bien entendu afin de bénéficier d’un meilleur potentiel, on privilégiera les points élevés du relief ainsi que les sites dégagés tels que les hauts plateaux.

Les aides à l’investissement pour la biomasse

Le crédit d’impôt pour la biomasse

Un crédit d’impôt de 50% est prévu depuis 2005 pour l’achat d’un équipement de chauffage fonctionnant avec des énergies renouvelables. A noter que ce crédit d’impôt ne concerne que l’achat de l’appareil et non la pose. Le rendement minimum demandé est au minimum de 70% et l’installation doit être réalisée par un professionnel. Les appareils de chauffage utilisant des granulés ne sont éligibles que si le professionnel qui vend l’appareil dispose de la norme EN13240 s’il s’agit d’un poêle, EN 13229 s’il s’agit d’une cheminée, EN303.5 ou EN12809 s’il s’agit d’une chaudière et qu’une preuve écrite est mentionnée sur la facture.

Un taux réduit de TVA

Une TVA à taux réduit à 5,5% s’applique à la fourniture et à l’installation par une même entreprise. De même, la fourniture du combustible bois bénéficie de ce même taux.

Aide de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat)

Si vous êtes propriétaire d’un logement de plus de quinze ans (vous l’habitez ou vous le mettez en location), vous pouvez bénéficier d’une subvention de l’ANAH (agence nationale de l’habitat) pour l’installation d’un appareil indépendant de chauffage au bois (foyer fermé, insert, poêle) labellisé « Flamme verte » ou de tout type de chaudière à bois.
 
Pour les propriétaires d’un logement de plus de quinze ans, il est possible de bénéficier d’une subvention de l’ANAH pour l’installation d’un appareil indépendant de chauffage au bois labellisé « Flamme Verte ». Les subventions s’élèvent à :

  • Propriétaire occupant : 20 à 35 % du montant des travaux en fonction de leur type, des conditions de ressources du demandeur et de la région concernée.
  • Propriétaire bailleur : 15 à 70 % du montant des travaux en fonction de la localisation, de la superficie du  logement et du montant prévu des loyers.

9 avantages de se chauffer au bois

  1. Les très bons rendements du chauffage au bois vous font bénéficier d’un confort de chauffage optimal
  2. Vous ne contribuez pas aux émissions de gaz à effet de serre,
  3. Les variations de prix du bois et dérivés sont faibles,
  4. Il s’agit d’une énergie renouvelable locale et bon marché,
  5. Les livraisons du combustible à domicile facilitent l’approvisionnement,
  6. Le bois est le combustible le plus économique du marché,
  7. Les différentes aides fiscales et financières optimisent le retour sur investissement,
  8. Aucune dépendance au réseau de gaz,
  9. Les performances énergétiques de certains appareils sont équivalentes à des chaudières à fioul ou à gaz.

Biomasse : Budget & Rendement

L’installation

Le coût de l’installation d’un chauffage au bois varie selon le type de matériel et selon les performances énergétiques attendues :

  • Insert/foyer fermé : de 750 à 2200 €,
  • Poêle à bûches en fonte ou acier : de 600 à 1200 €,
  • Chaudière à bûches (combustion) : de 1500 à 4500 €,
  • Chaudière à plaquettes ou granulés : de 4500 à 12000 €.

Le combustible

Les tarifs des combustibles indiqués ci-dessous incluent les frais de livraison :

  • Bûches de bois en stère : de 30 à 80 €,
  • Tonne de granulés en vrac : environ 230 €,
  • Tonne de granulés en sac : environ 300 €.

Le surcoût lié à l’installation de l’appareil de chauffage oscille entre 500 et 1500 € mais ce coût est dépendant de nombreux facteurs comme l’habillage désiré (foyer fermé), l’état de la cheminée (insert), les difficultés de raccordement au conduit d’aération de la fumée…

En ce qui concerne l’entretien du matériel, un ramonage annuel est obligatoire. Son coût s’élève en moyenne à 40 €/an.

Quel rendement ?

La question à se poser si l’on veut se chauffer au bois est de savoir si l’on souhaite que le matériel soit considéré comme chauffage d’appoint ou principal car le rendement varie selon le type d’installation et le combustible utilisé :

  • Cheminée à foyer ouvert (bûches classiques) : < 15%,
  • Cheminée à foyer fermé (bûches et bûchettes) : entre 30 et 70% soit 5 à 20 kW,
  • Insert, foyer fermé (bûches et bûchettes) : entre 60 à 80% soit 5 à 20 kW
  • Chaudière à buches (bûches et bûchettes) : entre 40 et 80% soit 5 à 150 kW
  • Poêle et insert à granulés : entre 80 et 90% soit 5 à 20 kW

Les différents appareils de chauffage au bois (biomasse)

Cheminées à foyer ouvert



Il s’agit ici de cheminées ayant essentiellement un usage esthétique ne pouvant être considérées que comme chauffage d’appoint. Différents types de cheminées existent : centrales, semi-encastrées, totalement encastrées, adossées, en « épi ».
 Le rendement énergétique de ce type de cheminées est faible et l’autonomie n’est que de quelques heures.

Caractéristiques techniques :

  • Rendement : < 15%
  • Combustibles : buches classiques
  • Puissance : –
  • Autonomie : 2 à 3 heures
  • Alimentation : manuelle

Inserts et foyers fermés



Il est primordial de disposer d’une cheminée à foyer ouvert pour s’équiper d’un insert. Dotée d’une porte vitrée en vitrocéramique ainsi que d’une arrivée d’air chargée de régler la vitesse de combustion du bois, un insert est un bloc de fonte encastrable.
 L’admission et le réglage de l’air de combustion se fait par une entrée d’air froid et une sortie d’air chaud. Il est désormais fréquent de trouver sur le marché des foyers à post-combustion. Seulement quelques pièces de la maison pourront être chauffées avec ce type de matériel grâce à un système de ventilation et un réseau de gaines diffusant la chaleur.

Les cheminées à foyer fermé

Une cheminée à foyer fermé est directement reliée à un conduit de fumée. Elle est habituellement habillée d’une cheminée décorative. Grâce à un système d’ouverture de part et d’autre de l’habillage, l’air se réchauffera au contact de l’appareil, certains modèles bénéficient d’un système post-combustion qui améliore les performances et permet de chauffer quelques pièces de l’habitat. Disposant d’un rendement pouvant atteindre 70% il s’avèrera insuffisant pour chauffer la totalité d’un logement.
 Les bûches classiques et les bûchettes reconstituées sont les combustibles à utiliser avec une cheminée à foyer fermé. Cependant, les bûchettes reconstituées permettent une réalimentation manuelle plus espacée car elles se consument moins vite.
 Qu’il s’agisse d’inserts ou autres foyers fermés, il ne s’agit là que de chauffage d’appoint.

Caractéristiques techniques :

  • Rendement : entre 30 et 70%
  • Combustibles : bûches ou bûchettes reconstituées
  • Puissance : 5 à 20 kW
•    Autonomie : < 10 heures
  • Alimentation : manuelle

Chaudière à bûches

Les chaudières à buches sont des installations de chauffage principal au bois. Grâce à un circuit de chauffage central relié à un ballon d’eau chaude sanitaire, la chaleur est ainsi diffusée. Quelques améliorations ont vu le jour pour améliorer l’efficacité énergétique de ces chaudières : un ventilateur remplaçant le tirage manuel, une séparation de l’air primaire et secondaire, un doublement de l’autonomie grâce à un plus grand réceptacle pour le combustible.

Caractéristiques techniques

  • Rendement : entre 40 et 80%
  • Combustibles : bûches ou bûchettes reconstituées
  • Puissance : 5 à 150 kW
  • Autonomie : < 10 heures
  • Alimentation : manuelle

Les poêles et inserts à granulés

Les poêles et inserts à granulés sont des appareils de chauffage d’appoint en brique ou en fonte avec un habillage généralement en acier.  Équipés d’une alimentation automatique en granulés de bois ainsi que d’une distribution de la chaleur par air pulsé, les poêles et inserts à granulés permettent d’optimiser et de régler la combustion de façon constante. Grâce à une vis sans fin, les granulés sont amenés à l’appareil automatiquement.

Les poêles à bûches

Les poêles à bûches sont équipées d’une chambre de combustion en fonte ou en acier. Fonctionnant mal en bas régime, ils n’ont généralement pas d’inertie thermique. Leur autonomie maximale est d’environ 5 heures.  L’utilisation de matériaux réfractaires comme la fonte améliorera l’inertie du poêle. Le rendement obtenu est élevé et l’autonomie importante.

Les poêles à accumulation (ou poêles de masse, poêles en faïence)


Les poêles à accumulation sont des installations de chauffage principal performant et agréable car la chaleur obtenue est distribuée par rayonnement. Ces poêles disposent d’une régulation par tirage naturel. Afin d’obtenir une forte inertie, les matériaux utilisés sont des briques recouvertes de faïence et de roche volcanique. Le stockage et la redistribution lente de la chaleur est donc obtenu grâce à une forte inertie. Il  n’est pas rare de trouver certains modèles de poêles disposant de plaque de cuisson ou encore d’un four à pain.



Caractéristiques techniques :

  • Rendement : entre 80 et 90%
  • Combustibles : granulés
  • Puissance : 5 à 20 kW
  • Autonomie : de 12 heures à 3 jours
  • Alimentation : manuelle ou automatique




Chaudière à pellets (ou granulés)

Le principal avantage des chaudières à pellets est l’automatisation de leur approvisionnement en combustible (granulé de bois). L’intégration au bâtiment est aisée car elle est reliée au silo de stockage grâce à une vis sans fin selon un cycle programmable déterminé à l’avance en fonction des besoins de chauffage. Ces chaudières sont donc très performantes car leur rendement peut atteindre 90% (ce qui est comparable à une chaudière à fuel). 
Selon ses dimensions, le silo peut avoir une autonomie d’un an ce qui rend l’utilisation de la chaudière aussi peu contraignante qu’une simple chaudière à gaz.

Caractéristiques techniques :

  • Rendement : entre 80 et 90%
  • Combustibles : granulés
  • Puissance : 15 à +MW
  • Autonomie : de quelques jours à plusieurs mois
  • Alimentation : manuelle ou automatique

Biomasse : les différents combustibles

Les bûches classiques

Étant donné que les feuillus tendres (épicéa, sapin, pin, mélèze, peuplier, saule…) brûlent vite et stockent mal les calories, il est essentiel de privilégier les bois de chauffe plus performants comme les feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, châtaignier, charme, noyers, fruitiers…). A noter que le fait d’utiliser un bois de chauffe sec encrassera le matériel beaucoup plus lentement. En règle générale, le bois de chauffe est vendu par stère (1 m3). La plupart du temps, il est livré sur palettes afin de faciliter son transport et sa livraison. L’utilisation de bûches classiques peut être employée que ce soit avec une cheminée à foyer ouvert, des inserts (ou foyer fermé) ou encore des chaudières à combustion montante. Sachant que pour une cheminée à foyer ouvert le bois ne sera alors considéré que comme chauffage d’appoint alors que s’il est utilisé avec un insert ou une chaudière à combustion, il sera alors considéré comme chauffage principal grâce à des rendements énergétiques pouvant atteindre les 70% pour les appareils les plus performants. L’autonomie de ce type de combustible peut aller de 2 à 10 heures mais jamais au-delà. Un abri de stockage du bois (intérieur ou extérieur) est donc à prévoir afin de modérer l’humidité du bois, et donc sa performance énergétique.

Les bûches reconstituées (ou bois de chauffage densifié, bois compacté, briquettes)

Ces bûchettes sont issues de la compaction de sciures provenant de l’industrie de transformation du bois ainsi que des scieries. Pour l’utilisation de bûchettes, il est nécessaire de disposer de foyers fermés tels que des poêles à bois, inserts de cheminées, ou mieux, d’une chaudière à combustion montante disposant d’une autonomie allant de 3 à 10 heures, ces briquettes se rechargent manuellement. Un lieu de stockage abrité est nécessaire afin de ne pas diminuer l’efficacité énergétique.

Les plaquettes

Résultant du broyage de bois massif, on parle de plaquette industrielle ou forestière selon la provenance du bois. Ce dérivé du bois peut être autoproduit ou livré par une entreprise (de travaux forestiers, voire une scierie). Encore une fois, il est nécessaire d’abriter le bois afin de le protéger de l’humidité. Dans le cas où vous vous faites livrer ce dérivé de bois de chauffage, il est nécessaire de signer un contrat avec le fournisseur précisant:

  • la granulométrie, la fréquence de livraison, le taux d’humidité (<35%), les volumes livrés et le prix au m3
  • la livraison se fera par soufflerie ou par bennage
  • le bois livré devra être non traité

Selon l’isolation et donc les performances énergétiques de l’habitat, on considère qu’une maison correctement isolée de 100m2 consommera de 15 à 20 MAP/an (m3 Apparent de Plaquette), unité de volume occupé par du bois déchiqueté dans un m3, soit une dépense énergétique moyenne d’environ 260 €/an.